The west is the best

« Standing on the hill with a mountain of dream, telling myself is not hard as it seems » Led Zeppelin

« Ce qu’il a de magique quand on voyages seul, c’est qu’on ne sais jamais ce qui va se passer. Mieux, on ne sais jamais sur qui tu va tomber. » carnet de voyage, Portland, 2009

Au fil des aéroports et des auberges de jeunesse, j’ai compris que la route n’est jamais tracée. ce n’est pas la destination qui importe, qui marque, mais ces gens qui partage ton voyage. Partir seule, ce n’est pas être seule, c’est accepter que les autres ont quelque chose à t’apprendre sur toi même, et si les routes se séparent, les liens restent gravés.

Un soir un L.A, Becca m’a dit, le voyage est comme une drogue. ça m’a paru un peu stupide. Mais j’ai ensuite ressenti cette drogue infiltrer mes veines pour m’emmener à un tel niveau de félicité et d’insouciance, que je me suis demandée pourquoi il faudrait rentrer un jour. Et aujourd’hui encore je me souviens, quand, parfaitement stone, je déambulais avec Courtney dans les rues éventées de Castro, et jouais de la guitare sur un trottoir de Portland, avec ce mec à qui j’avais empreinté du feu. Des road trip, des portraits, et des images ratées. Et ce soir, alors que je fouille dans ses images pour y chercher des réponses, la phrase de Becca me hante. Le voyage est une drogue, car le seul vrai moyen de te rappeler ce que ça fait, c’est de lâcher prise, et d’y replonger, car la route vers l’inconnue est tellement plus exaltante.

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